Jardins de Pareillas

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art de vivre entre botanique, gastronomie et créativité


mon premier mai : laisse les gondoles à venise

Publié par n-talo sur 1 Mai 2009, 20:58pm

Catégories : #des maux en question

 "l'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue"  est depuis quelque année devenu : "la consommation  ne fait pas le bonheur mais elle y contribue"  tellement ... que l'on a même fini par nous faire croire que consommer est un bonheur et que le bonheur c'est de pouvoir consommer !
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en france, le samedi rime bien souvent avec caddie
les distributeurs attirent des dizaines de centaine de milliers de voiture de consommateurs motivées par un matraquage publicitaire d'une enseigne
se préocupe t-on du coût écologique collectif (effet de serre, betonnage, déchets, écoulement des eaux, environnement, …) de ces usines à vendre à des kilomètres des centres villes ?

le budget alimentaire des ménages a augmenté de 50 % en sept ans alors que nous sommes  riches d'agriculteurs et d'industries agro-alimentaires  ?
le pouvoir d'achat des allemands est 25% supérieur au notre : ils font  leurs courses au coin de leur rue, et nous sommes le pays ou la grande distribution est la plus élevée
Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitle constat est alarmant :
les distributeurs ne sont plus générateurs d'emplois (importation)
les distributeurs n'ont pas les prix  bas
les grandes surfaces ont générées la dégradation paysagère des entrées de ville
les grandes surfaces ont favorisées un urbanisme de zone au point de créer une fracture territoriale et ainsi favoriser les fractures sociales et économiques

la grande surface est
ce qui enlève le plus de travail à la population parce qu'elle favorise les importations
acheter bon marché signifie que c'est fabriqué pour rien ... ailleurs
ce qui défigure les entrées des villes et oblige à prendre la voiture contribue à l'alourdissement du budget carburant
ce qui encourage une consommation bête = manger plus mal et consommer plus

50% des achats se font en grande surface dont 75% de l'alimentaire
c'est  630 000 emplois pour 9800 établissements mais depuis 2006 la grande distribution ne créé plus d'emplois
les commerces de proximité indépendant sont environ 90 000, 350 000 emplois et représente 70 à 80% du total des points de vente pour 25% du Ca du commerce de détail (le reste va aux franchisés) contre 80% en 1963 et tendent à disparaître des domaines tels l’alimentaire, le bricolage, l’électroménager.

depuis 40 ans, 20  enseignes se partagent le marché
alors que la population a augmenté de 30 %
190 000 commerces ont disparu alors si je compte bien c'est plus de 750 000 emplois qui ont disparu aussi !
les automobiles sont deux fois et demi plus nombreuses
et pourant 30000 stations ont fermée (3000 grandes surfaces assurent l'essentiel de l'approvisionnement)

en 1949 : le prix d'un produit, malgré les dix à douze intermédiaires était multiplié de 1 à 4
en 2004 : les prix de la grande distribution alors qu'il n'y a pas d'intermédiaire sont de 1 à 4
la grande distribution nous coute trés chère
40 % des agriculteurs vivent avec un revenu inférieur au salaire minimum
le consommateur paye 3 fois :
- une fois consommateur à la grande surface (2,5 € pour 1 kg de tomates payé 0,5 € au producteur).
- une fois contribuable pour les sommes versées par l'Etat et l'Europe à l'agriculture.
- une fois au titre de la solidarité avec les aides sociales reversées aux plus en  difficultés.
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dans un contexte de crise , la question se pose de la durabilité de la croissance :
ira-t-on vers un nouveau modèle ? dans le sens du dévellopement durable en prenant en compte les deux critères fondamentaux que sont le changement climatique et la gestion des ressources ? sans oublier l'équité du commerce
il est essentiel de se poser la question du devenir du territoire et du paysage que l'on va transmettre aux générations futures

on a mis tant d'années à construire la cité, il n'aura fallu que cinquante ans pour la destructurer ; le commerce a un rôle dans la société, trouvons lui un place mais plus celle là

l'acte d'achat est une arme,
il ne s'agit pas de se défendre, il s'agit d'investir,

l'alternative ? merde aux hypermarchés et favoriser le développement de coopérative, du commerce équitable local, la prise en compte du commerce de proximité  et de l'économie des ressources est indispensable dans les enjeux climatiques, enfin reconnaitre au commerce sa fonction dans la cohérence des territoires

la raison d'être de mon premier mai est une question de responsabilité, j'ai su, j'ai écouté, j'ai entendu et puis j'ai cherché à comprendre et décidément ce n'est pas possible, mon village ne va pas devenir ça !
Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitje sais qu'il existe des gens réalistes qui n'écoutent pas les sirènes de la consommation

laisse les gondoles à venise sinon on va prendre l'eau
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Francois 06/05/2009 18:38

Bien sûr, on ne va pas renverser un courant de 40 ans en quelques claquementsde doigt....mais ça vaut le coup de commencer......sinon personne ne le fera à notreplace.......Pour être concret avec le projet que vise Nathalie, il faut d'abord faire le point c'est à dire : à quelle échéance est ce projet ? est ce juste l'annonce ou le programme est il lancé, et avec qui ?     peut-on négocier pour avoirune formule de vente de produits locaux dans le projet ? y a t il des producteurs locaux potentiellement interessés en légumes, fruits, produits laitiers?Des habitants sont ils prêts à participer à une autre formule type AMAP oucoopérative de consommateurs ? où en sont les cantines scolaires locales avec lesprogrammes "manger mieux à la cantine" ou "manger bio à la cantine":il faut mettre tout sur la table.....( sans jeu de mots!)

passiflore 06/05/2009 13:57

C'est société me fait horreur! Le pire, c'est que même si on veut contourner tout cela, il n'y a pas des tas de solutions! Plus de petits commerces, difficultés à aller directement chez le producteur. Tout cela demande une énergie folle et beaucoup de temps. Des associations sont en train de voir le jour, dans ma région, de type achats groupés chez le producteur, bio de préférence. C'est encourageant.

mowgli 06/05/2009 00:17

Je lis tout cela à deux niveaux:-mon experience personnelle. Qui va de la fourniture au détail dans une ferme bio pendant quelques mois cet hiver à un retour période à la malbouffe et à l'hypermarché du coin quand je fatigue. Parce que le problème est global. Pour empecher des hypermarchés de s'installer, il faut que les habitudes alimentaires, ménagères, etc. changent, mais pour qu'elles changent, il faut que toute l'roganisation sociale change. Notre facon de travailler, de faire garder nos enfants, les mutations, les problèmes de logements. Parce qu'apprendre a se nourrir, à cuisiner, à questionner chaque achat, a trouver un produit de substitution, d'occasion, ou en cas de nouvel achat s'informer sur la filière, les conditions de productions, les dangers pour la santé, ca prend énormement de temps. Du temps que nous n'en n'avons pas. Et que ce n'est pas qu'une question de choix (aussi, mais pas que). Pour se passer d'hypermarché, il faut ouvrir des crèches parentales, arreter de muter les gens à plus de 100km de leur domicile, etc...Ca n'empeche évidemment pas de lutter contre la contruction d'une monstuosité au cas par cas. Mais si les citoyens sont coupables de 'laisser faire', c'est souvent par fatigue plus que par assentimment. -un niveau plus global. Je m'exile bientot dans un pays ou le loisir privilégié est d'aller s'enfermer le week end dans des "malls", immenses complexes commerciaux. Outre que je me sente physiquement claustro rien qu'a l'idée de vivre comme ca, ce "non-art de vivre de desespere". car il n'y a rien de mieux pour découvrir un pays que de flaner dans le centre ville, voir vivre les gens, regarder les devantures. Mais, parait-il, les centres villes sont deserts, fantômes. Je sais déjà je choc des cultures. Je raconterai. POur dire que je ne veux pas que mon pays devienne a cette image.

cris 05/05/2009 11:23

Je suis tout à fait d'accord avec toi!!!!! Quand allons nous prendre conscience du danger des grandes surfaces? QUand les petits commerces de proximité auront fermé et quand nos paysans seront morts ?

mlle+brindille 04/05/2009 21:17

Coucou,Je ne peux qu'etre d'accord avec toi : nous avons repris et tenu un commerce alimentaire en centre ville pendant deux ans... nous nous en sommes sortis ruinés et écoeurés. Le seul jour ou nous travaillons tres tres bien c'etait le premier mai, nous étions les seuls ouvert mais un jour de chiffre d'affaire par an c'est un peu leger pour vivre...Quand je croise des "anciens" clients ils me disent "alors vous nous avez abandonné ? On n'a pas eu d'autre alternative, personne n'a joué le jeu. On est allé voir le maire car les GS etaient ouvertes meme le dimanche matin... la concurence était déloyale !Seulement quand les gens n'avaient pas le choix ils venaient nous voir, pourtant on vendait les légumes du village bien moins cher qu'en GS pour de la merde venue d'ailleurs.Il y a de moins en moins de commerces en centre ville : c'est moche et triste a souhait. Dans une ville de 9000 habitants il y a 6 grandes surfaces dont 3 discounters !! On croit rever ! Je n'ose pas imaginer comment font maintenant nos "mamy" qui n'avaient pas de voiture et étaient seules au monde !Si tout le monde pensait comme toi, nous n'aurions pas fermé, ni 4 ou 5 autres boutiques en 2008...

n-talo 05/05/2009 08:10


tant et si fort que ton comm l'était là deux fois
merci de ton témoignage


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