Jardins de Pareillas

Jardins de Pareillas

art de vivre entre botanique, gastronomie et créativité


de retour

Publié par n-talo sur 27 Juin 2011, 21:10pm

Catégories : #autour du petit déjeuner du lundi

le temps des vacances pousse les uns à sortir, les autres à rester au frais mais c'est aussi le temps de prendre plaisir à s'occuper de ce que le reste de l'année ne laisse pas le loisir d'entreprendre ... grenouillette a ressorti la machine à coudre, installé sur son bureau d'écolière désormais obsolète, et les secousses de la singer toute mécanique résonne dans la maison. autodidacte, bientot ni les pressions, ni les fermetures à glissière, ni les ourlets n'auront plus de secret pour elle ... des sacs, des pochettes, du liberty, de la polaire, tout passe sous l'aiguille de la machine
il était une fois, un sac qui avait été taillé et cousu pour sortir mon attirail photographique
c'est un sac-seau léger et pratique

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il est doublé en polaire pour amortir d'un éventuel choc et protéger autant que faire ce peut de la chaleur (ou du froid) boitier et objectif s ... rangés dans des compartiments cousu en soufflet à l'intérieur. le fond est en toile enduite (une flaque d'eau est si vite arrivée) et il tient sa solidité de la toile de chanvre. les bretelles sont faites avec de large galon en coton. alors
ce dimanche, nous étions en sortie photo dans la campagne charentaise : un belle endroit paisible en banlieue de angoulème. l'occasion d'expérimenter non seulement la balance des blancs mais aussi un énOrme téléobjectif

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non loin de la bambouseraie, l'épicerie de venat nous accueillait, un endroit décoré avec charme dans un esprit trés vintage.

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alors que la journée s'annoncait dans une ambiance chaudement sixties, notre petit déjeuner avait un accent anglo-saxon
 des crumpets ... facile à faire, bon à griller, le crumpet fait le compet' avec le scone ... (ben moi je préfère les scones)
la recette vient de time4tea

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faire tiédir 300ml de lait et 300ml d'eau.
mettre 425g de farine,1 1/2 c a café de sel et 20 grs de levure de boulanger  dans un saladier. ajouter le mélange lait/eau et bien mélanger.
ouvrir d'un torchon propre et laisser au chaud pour environ 1h.
le mélange doit faire des bulles et avoir la consistance d'une pâte a crêpe épaisse.
aire chauffer une poêle ou une crepiere,mettre les cercles et verser une louchette de pâte,a peu près 1 cm d'épaisseur. (on peut utiliser des petites boites de conserve ouverte des deux cotes, bien lavées et bien beurrées).
cuire doucement et quand le dessus est "sec" les enlever des cercles et les retourner pour colorer un peu l'autre cote.
on peut les garder au chaud dans un torchon poser sur une assiette ou les griller le lendemain.

 

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ce samedi là, après le déjeuner, pendant que catherine débarassait la table, le père qui avait été silencieux durant tout le repas, se remplissant un dernier verre de cidre dur, demanda :
- et finalement, on peut savoir pourquoi t'as voulu travailler à la boulangerie ?
- parce que je m'ennuie ici. je préfère travailler plutôt que de rester chez vous.
les deux frères et la mère regardèrent le père dans son gilet vert en "v", chemise et cravate de marchant de vaches.
- tu t'ennuis ... répéta georges en ramassant du bout d'un doigt les miettes de pain éparpillées autour de son assiette.
la tension montait, tout le monde le sentait sauf catherine, insolente, qui s'en foutait. elle était allée à la fenêtre près de la porte d'entrée, poser une main à plat contre une vitre pour ressentir les vibrations des camions qui passaient de l'autre côté. alors qu'elle retirait sa paume et observait l'empreinte de buée laissée sur le carreau, henri s'était approché et lui avait murmuré :
- ne dis rien, sinon il va cogner ... et si ça saigne, je vais encore avoir les tempes qui bourdonnent.
joseph, lui, près de l'escalier, avait glissé sa langue sur ses lèvre avec appétit ...
- bin, je vais aller faire ma chambre ! clama catherine. maman, tu me donneras un short pour la gymnastique, lundi ?
- prends celui de joseph puisqu'il est exempté
- grrr ... grogna le fils ainé
le lendemain matin, le dimanche ... catherine est descendue pour le petit déjeuner vers dix heures trente. suzanne, une bassine de fer émaillé sur les genoux, retirait des fils d'haricots verts en regardant tout près, la messe à la télé. le père, rassemblé dans un fauteuil, lisait dans ouest-france les cours du bétail au marché au cadran de moyon.
en tout cas, tu n'as pas l'air de t'ennuyer au lit ... grommela-t-il comme s'il continuait une phrase commencée la veille.
- tous les matins, je me lève à trois heures, dit catherine en passant devant lui.
- hé ! tu n'oublies rien ?
- quoi ?
le père avait dû prévoir cette réponse car il avait déjà sa ceinture enroulée autour du poing. il se leva et boxa sa fille de onze ans en pleine poitrine. cueillie à froid, elle tomba à genoux comme un sac de sable derrière la chaise de sa mère. georges déroula la ceinture et lui fouetta le dos, les bras et les jambes.
- et l'anniversaire de ton père ? ça t'ennuierait aussi de fêter l'anniversaire de ton père ?
en cette année 77, nous étions déjà le 10 avril et catherine l'avait oublié ... la boucle de fer de la ceinture claquait sur les clavicules de l'enfant parmi ses hurlements. la mère tremblante et permanentée ne se retourna pas. elle tendit seulement un bras pour augmenter le son de la télé car elle n'entendait plus les "amen", "au nom du père", "tu pardonneras à ton prochain", "dominus sanctus", etc.
catherine avait roulé sous la table, pensant se protéger. mais le père balança au hasard de grands coups de brodequins lacés dans sa fille. alors, coincée entre les pieds des chaises comme dans la cage d'un zoo, elle cria de rage : "bon anniversaire ! bon anniversaire, papa ! bon anniversaire et mes voeux les plus sincères!"
- ah tout de même ! pep, fww ..., rigola le père
puis retournant à son fauteuil, il continua :
- toi qui travaille dans une boulangerie, t'aurais pu aussi m'apporter un gâteau ...

darling - jean teulé

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Lise 30/06/2011 06:12



La réalité dépasse souvent la fiction, en bon comme en terrible.


De grosses bises à toi et à tes filles :-)



Cajou 29/06/2011 23:59



Terrible cet extrait de Darling ... J'ai lu ce livre morte de trouille et d'horreur ... Je serai incapable de le relire ...


A part ça, ça va ?



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