Jardins de Pareillas

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art de vivre entre botanique, gastronomie et créativité


le sac rose de grenouillette

Publié par n-talo sur 4 Juillet 2011, 20:37pm

Catégories : #autour du petit déjeuner du lundi

les chapeaux de paille sont restés sur la table aprés le départ des uns et des autres,
le dimanche allait être chaud puisque dés le petit déjeuner il fallait se protéger la tête du soleil
la couleur de ce petit déjeuner avait était annoncée : vert et rose, des couleurs aussi rafraichissantes que les saveurs
pourquoi rose et vert ?

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rose comme la couleur qui fut longtemps celle que grenouillette préféra, rose comme la bourse qu'elle m'a offerte (disons que je lui ai un peu forcé la main) : un sac de sa création pour aller à la noce la veille et déjà plusieurs commande pour elle. non seulement il est ravissant mais il est trés pratique, malgré sa petite taille, j'ai pu y loger mon apn, il tient parfaitement au bras et laisse à portée de main une ouverture pour glisser les bricoles ou sortir son mouchoir. presque réversible, il ne l'est pas et c'est un parti pris (na !)
le petit déjeuner s'est étiré jusqu'aprés le service ... le menu ? que des valeurs sûres :

 

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soupe de concombre
courgette râpée juste pimentée
houmouss à la pistache
flan de courgette au fromage de chèvre et ciboulette
fromage de vache maison
scones, crème fraiche et gelée de coquelicot
fraises, crème au mascarpone et miettes de sablé râté
hibiscus, thé et café

la bonne compagnie et la gourmandise était au rendez vous autour de la table de la terasse, et nous avons largement évoqué les difficultés d'approvisonnement, la table était abondante alors que l'étable est au régime sec, mauvais jeu de mot pour dire que le foin manque, que la paille est rare et nos éleveurs se font du souci tant qu'au comment nourrir les animaux l'hiver venu.

 

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aprés les averses, le soleil ruisselant se condense le temps d'un éblouissement, pareil à un éclair, aussi acide, aussi fulgurant que lui, avant de se diluer sous la prochaine ondée. je marche sur les traces de rose. à sa suite, j'arpente des heures durant les ruelles rectilignes de banlieue, les gravillons du bas-coté de la nationale? elle marche vite, avec détermination, vers une destination improbable. toujours nous revenons près de la gare routière proche de son quartier. parfois, ensuite, elle fait quelques courses. je patiente sous l'averse. la rue s'emplit de la précipitation des passants à la recherche d'un abri. leurs talons rapides giflent le sol en produisant des étincelles d'eau. les gouttières débordent. la chaussée déborde. des bouches d'égout saturées remontent de grosses bulles. les voitures aveuglées avancent au ralenti en projetant des gerbes d'eau. je suis rose jusque chez elle, la regarde disparaitre sous le poche de son immeuble. planté sur le trottoir, il ne me reste plus qu'à lever les yeux vers la fenêtre de sa chambre reconnaissable entre toutes : forêt suspendue au-dessus de la ville.


laurence albert - l'hypothèse des forêts.


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ENITRAM 08/07/2011 18:44



l'hypothèse des forêts, je note !


 



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